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	<title>LINTERVIEW.fr &#187; 3. Paroles de conflits</title>
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	<description>Le laboratoire du webdocumentaire</description>
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		<title>Déplacés de guerres</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Aug 2010 10:47:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[3. Paroles de conflits]]></category>
		<category><![CDATA[8. Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Beaugrand]]></category>
		<category><![CDATA[Georgie]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4124" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/08/Darial.jpg"><img class="size-medium wp-image-4124" title="Darial" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/08/Darial-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Déplacé dans une baraque au milieu d&#39;un pré, Darial Arkania vit dans des conditions d&#39;extrême pauvreté avec sa femme, ses trois enfant et son beau-père.</p></div>
<p>Pas une mais deux. Du nouvel ordre mondial qui devait renaître des cendres du communisme, la Géorgie en a connu la guerre. Une première fois contre la province séparatiste d&#8217;Abkhazie au début des années 1990. Une deuxième fois en Ossétie du Sud, il y a deux ans. La stratégie britannique du &laquo;&nbsp;diviser pour mieux régner&nbsp;&raquo; adoptée par les Russes venus prêter arme forte aux indépendantistes a fonctionné et les séparatismes sont venus remplacer l&#8217;internationalisme si longtemps trompetté. Au grand dam des déplacés.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;20 Géorgiens ont été exécutés sous mes yeux&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Dans la petite ville côtière d&#8217;Anaklia, à quelques centaines de mètres de la ligne de démarcation, des camps de déplacés de la guerre d&#8217;Abkhazie (1992-1993) habillent le bord de mer. Une installation à la hâte et dans des conditions précaires qui, pour leurs habitants, s&#8217;est soldée par un au revoir à leurs vies d&#8217;avant. &laquo;&nbsp;Nous passions nos vacances avec les Abkhazes. À cause d&#8217;une guerre stupide décidée par les politiques et à laquelle j&#8217;ai participé, je ne peux plus retourner dans ma région et boire de la vodka avec mes amis restés de l&#8217;autre côté&nbsp;&raquo;, souffle Tamaz Kvaratskheila dans la pièce principale de son algeco amélioré. Plus possible de retrouver la terre d&#8217;origine ni de récupérer les traces du passé. &laquo;&nbsp;Pendant le conflit entre les combattants abkhazes et les forces géorgiennes, j&#8217;ai été prise en otage par les séparatistes. Quand j&#8217;ai pu être libérée grâce à l&#8217;aide d&#8217;un agent du KGB, je suis immédiatement partie de chez moi, en laissant tout sur place&nbsp;&raquo;, raconte Liana Perazde. Une fuite sans prendre le temps d&#8217;emporter quelques objets de famille pour éviter le pire. &laquo;&nbsp;Aux premiers jours de la guerre, le climat était si hostile qu&#8217;il se disait qu&#8217;un bon Géorgien est un Géorgien mort. 20 Géorgiens ont été exécutés sous mes yeux&nbsp;&raquo;, bégaye, traumatisé, Avtandil, un réfugié installé dans un centre collectif de Borjomi,</p>
<p>Dans une baraque en béton abîmé, la famille Arkania subsiste comme elle peut. Un cochon, un poêle pour chauffer la maison l&#8217;hiver et un bac métallique pour barbecue comme signes ostentatoires de pauvreté. &laquo;&nbsp;J&#8217;ai pris les armes pour me battre du côté des Géorgiens mais c&#8217;était stupide. Avant, dans notre belle maison d&#8217;Ochumchire (Abkhazie), tout allait bien. Depuis tout a changé&nbsp;&raquo;, raconte, le visage sombre, Darial Arkania. Derrière lui, son beau-père vieillissant termine sa cigarette sans en perdre la fin. &laquo;&nbsp;18 ans après la fin des combats, les déplacés d&#8217;Abkhazie vivent encore dans des conditions extrêmement précaires, constate la chef de mission en Georgie de l&#8217;ONG People in need. Dans la région de Zugdidi  (i.e, principale ville située du côté géorgien de la frontière avec l&#8217;Abkhazie), ils sont environ 100.000&#8243;.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;La Russie a soutenu les atrocités de la milice ossète&nbsp;&raquo;</strong></p>
<div id="attachment_4126" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/08/Nuzgar.jpg"><img class="size-medium wp-image-4126" title="Nuzgar" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/08/Nuzgar-300x202.jpg" alt="" width="300" height="202" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Même si ma maison a été brûlée deux fois, je compte bien y retourner un jour et la reconstruire&quot;, espère Nuzgar Sikturashvili.</p></div>
<p>300 kilomètres plus à l&#8217;Est, même constat. À cause de la guerre d&#8217;Ossétie du Sud en août 2008 cette fois-ci. Dans les régions de Gori, Mskheta et Tbilissi, des dizaines de camps faits de maisons standardisées et dans leur plus simple apparat laissent imaginer le temps de la fuite. &laquo;&nbsp;Je suis parti à pied avec ma famille pour fuir mon village bombardé. Nous avons pris ce qu&#8217;on pouvait avec nos deux mains, explique Nugzar Sikturashvili, le responsable du camp de déplacés de Mokhisi. Quand je suis revenu pour prendre ma voiture, un sniper de la milice ossète a tiré dans ma porte-arrière droite. La balle s&#8217;est arrêtée dans la carrosserie sans m&#8217;atteindre&nbsp;&raquo;, dit-t-il avec la balle entre ses mains. Pris en otage par la milice ossète pendant la guerre, Dimitri Gugutishvili garde un souvenir horrible de l&#8217;été 2008. &laquo;&nbsp;Ma maison était au centre des combats. Quand j&#8217;ai fui pour sauver ma peau, la milice m&#8217;a arrêté. Des hommes armés me demandaient d&#8217;insulter mon pays. Au départ, j&#8217;ai refusé. Quand ils m&#8217;ont versé de l&#8217;essence sur la tête en menaçant de me brûler vif, j&#8217;ai lâché prise pour avoir la vie sauve&nbsp;&raquo;, raconte cet homme qui habite aujourd&#8217;hui dans une ancienne école criblée de balles, faute de pouvoir retourner dans sa maison entièrement brûlée.</p>
<p>&laquo;&nbsp;300 personnes civiles ont été tuées pendant la guerre d&#8217;Ossétie et un nombre très important de pris en otages par la milice et de blessés est à déplorer. À ce jour, aucune enquête sur les crimes de guerre a été ouverte&nbsp;&raquo;, s&#8217;insurge Nina Tsihistavi, coordinatrice de l&#8217;ONG Human rights priority à Tbilissi. &laquo;&nbsp;Il y a eu beaucoup de civils blessés, de personnes battues, de maisons brulées ou bombardées. On envoie ces cas à la Cour européenne des droits de l&#8217;Homme pour voir la responsabilité des Géorgiens et des Russes engagée. Parce que la Géorgie n&#8217;a pas alerté la population civile avant et pendant la guerre. Parce que la Russie a soutenu les atrocités de la milice ossète&nbsp;&raquo;, explique Mariam Maisuradze envoyée par Human rights priority pour recenser les victimes de la milice ossète dans les villages proches de la ligne de démarcation.</p>
<p><strong>Retour hypothétique</strong></p>
<p>Deux ans après la guerre, les perspectives d&#8217;un retour des déplacés d&#8217;Ossétie du Sud pataugent dans l&#8217;obscurité. &laquo;&nbsp;Le problème pour les personnes déplacées est que le dialogue entre les belligérants est inexistant. Et les progrès des pourparlers organisés par les groupes de travail à Genève sont très lents, voire absents&nbsp;&raquo;, explique Hansjorg Haber, l&#8217;ambassadeur de la mission de surveillance de l&#8217;Union européenne en Géorgie. L&#8217;avenir proche des déplacés semble donc condamné à rester parqué dans les camps. Une perspective d&#8217;autant plus vraisemblable que le traité de cessez-le-feu signé par le président russe Dimitri Medvedev et son homologue géorgien Mikheil Saakachvili par l&#8217;intermédiaire de Nicolas Sarkozy souffre de quelques écarts. &laquo;&nbsp;Le retrait des troupes vers leurs positions d&#8217;avant conflit prévu dans les accords de cessez-le-feu a été respecté par les Géorgiens. D&#8217;après ce que je crois comprendre, pas par les Russes&nbsp;&raquo;, observe Hansjorg Haber. Une lacune qui n&#8217;écarte pas la possibilité d&#8217;un retour aux armes. Un manquement qui ne va pas dans le sens d&#8217;un retour des déplacés.</p>
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		<title>Le nouveau teaser de &#171;&#160;Paroles de Conflits&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jul 2010 09:08:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bellalie</dc:creator>
				<category><![CDATA[2. L'actualité]]></category>
		<category><![CDATA[3. Paroles de conflits]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai eu la chance, lors de mon dernier voyage en Géorgie, il y a 3 semaines, de croiser à nouveau Raphaël Beaugrand. Nous l&#8217;avions évidemment rencontré avant son départ, afin de parler de l&#8217;ouverture de son blog, mais le rencontrer au beau milieu de son périple permet de se rendre compte de l&#8217;étendue de son projet. A la fois sur le plan humain (il m&#8217;a parlé de ses rencontres, toutes plus fortes les unes que les autres), mais aussi sur le plan technique : des heures de films (ambiances, interviews&#8230;) qu&#8217;il faut envoyer régulièrement en France afin qu&#8217;ils soient montés, et publiés, en prenant bien soin de garder le meilleur pour la fin, des articles quotidiens sur Facebook, sans compter tous les soucis mécaniques (comme cette crevaison le jour de notre rencontre&#8230;).</p>
<p>Bref, un beau projet, que nous attendons tous impatiemment sur nos écrans (croyez-moi, le nouveau site va claquer&#8230;) et qui est assez bien résumé dans ce nouveau teaser.</p>
<p>Bonne continuation à toi Raphaël !<br />
Louis</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xe526g?additionalInfos=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xe526g?additionalInfos=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xe526g_paroles-de-conflits-teaser_travel">Paroles de conflits TEASER</a></strong><br />
<em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/FatCat_Films">FatCat_Films</a>. &#8211; <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel">Evadez-vous en vidéo.</a></em></p>
<p align="left"><a class="tt" href="http://twitter.com/home/?status=Le+nouveau+teaser+de+%C2%AB%C2%A0Paroles+de+Conflits%C2%A0%C2%BB+http://ipxpi.th8.us" title="Post to Twitter"><img class="nothumb" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/plugins/tweet-this/icons/tt-twitter-big4.png" alt="Post to Twitter" /></a></p>

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		<title>Diatribe au port</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 10:20:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[3. Paroles de conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Sebastopol]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>

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		<description><![CDATA[À Sébastopol, l&#8217;étendard  tricolore russe monopolise l&#8217;attention. Au sommet de l&#8217;hôpital militaire, sur le fronton du quartier général, ou à l&#8217;entrée du port, l&#8217;état-major de la flotte russe  de la mer Noire marque son territoire. Nous sommes en Ukraine, dans  la République autonome de Crimée, une province cédée à Kiev en  [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4044" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/07/Sebastopol-Ukraine.jpg"><img class="size-medium wp-image-4044" title="Sebastopol Ukraine" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/07/Sebastopol-Ukraine-300x154.jpg" alt="" width="300" height="154" /></a><p class="wp-caption-text">Moscou dispose d&#39;une trentaine de bateaux, de plusieurs bases militaires, d&#39;un quartier général et d&#39;un hôpital militaire.  </p></div>
<p><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: small;"><strong>À Sébastopol, l&#8217;étendard  tricolore russe monopolise l&#8217;attention. Au sommet de l&#8217;hôpital militaire, sur le fronton du quartier général, ou à l&#8217;entrée du port, l&#8217;état-major de la flotte russe  de la mer Noire marque son territoire. Nous sommes en Ukraine, dans  la République autonome de Crimée, une province cédée à Kiev en  1954, par Nikita Khrouchtchev.</strong></span></p>
<p><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: small;">Les navires de la flotte  russe à Sébastopol n&#8217;entendent, ne parlent ni ne voient. Autour d&#8217;eux,  des activistes s&#8217;empoignent, des élus se crêpent le chignon et quelques  habitants se dévisagent. Pour les uns, les bâtiments de la flotte  sont la mère protectrice. Pour les autres, ils sont le diable en personne.  Une diatribe exhumée il y a deux ans par la volonté de l&#8217;ex-président  Viktor Iouchtchenko de voir le départ des force russes du port. Un  affrontement verbal autour d&#8217;un état de fait vieux de plus de deux  siècles. </span></p>
<p><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: small;"><strong>&laquo;&nbsp;Comme si Sarkozy  faisait don de Paris à l&#8217;Algérie&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
<p><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: small;">Construite il y a 227 ans  par Catherine II pour être la perle de la mer Noire donnant accès  aux &laquo;&nbsp;mers chaudes&nbsp;&raquo;, Sébastopol fait corps et âmes avec la  marine de guerre commandée par Moscou. Depuis la fin du XVIIIe siècle,  le coeur de la citadelle bat pour le fanion du plus vaste Etat de la  planète. Un myocarde bousculé en 2008 par un ex-président ukrainien  s&#8217;appuyant sur la proclamation de l&#8217;indépendance de la république  d&#8217;Ukraine en 1991 et le don de la péninsule de Crimée par Nikita   Krouchtchev en 1954. &laquo;&nbsp;Krouchtchev a agi sans se rendre compte des  conséquences de ce cadeau venu le temps d&#8217;une Ukraine indépendante  du Kremlin. C&#8217;est comme si votre président Sarkozy faisait don de Paris  à l&#8217;Algérie&nbsp;&raquo;, imagine Viktoriya Vovtchenkova, habitante originaire  de Sebastopol. </span></p>
<p><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: small;"><strong>&laquo;&nbsp;Tout est géré  par Moscou&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
<p><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: small;">Luette stratégique sur la  mer Noire, la Crimée offre une position idéale. Porte d&#8217;accès à  la méditerranée, trait d&#8217;union avec le Proche-Orient ou starting-block  vers les côtes du Caucase, la capitale historique Sébastopol a tout  pour plaire. &laquo;&nbsp;L&#8217;armée russe est une garantie de paix et de stabilité  dans la région&nbsp;&raquo;, explique Konstantin Zarudnev, élu pro-russe  au conseil municipal du quartier de Lénine à Sébastopol. Pour ce  fervent défenseur de la marine de guerre russe, les récentes invectives  de l&#8217;ex-président ukrainien Viktor Iouchtchenko pour voir la flotte  russe quitter ses bittes d&#8217;amarrages en Crimée sont un non-sens. &laquo;&nbsp;L&#8217;histoire  de cette ville doit son existence à la flotte et l&#8217;essentiel de l&#8217;activité  économique en Crimée est générée par la présence de la marine  russe. Et d&#8217;ajouter :</span>« <span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: small;">et puis qui est Viktor Iouchtchenko? Aujourd&#8217;hui,  l&#8217;ancien président n&#8217;est plus rien. Son opinion n&#8217;est pas intéressante&nbsp;&raquo;.  Andrey Merkulov – député du Bloc russe &#8211; le parti politique membre  de la majorité du conseil municipal &#8211; de corroborer : &laquo;&nbsp;sans la  Russie, l&#8217;Ukraine n&#8217;a pas de chances de se développer. Les nationalistes  ukrainiens peuvent toujours espérer mais, ici, tout est géré par  Moscou&nbsp;&raquo;, raconte-t-il.</span></p>
<p><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: small;"><strong>Opposition sournoisement  censurée</strong></span></p>
<p><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: small;"> </span></p>
<div id="attachment_4047" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><span><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/07/1.jpg"><img class="size-medium wp-image-4047" title="-1" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/07/1-300x209.jpg" alt="" width="300" height="209" /></a></span><p class="wp-caption-text">Volodimyr Protsenko souhaite le retrait de la flotte. &quot;Accepter la présence de la flotte équivaut à cautionner ses actions&quot;, explique-t-il. </p></div>
<p><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: small;">Face aux pro-russes majoritaires  dans la citadelle, quelques voix s&#8217;élèvent. Des paroles pour expliquer  que les bâtiments de la flotte russe sont à Sébastopol ce que le  ver est à la pomme. &laquo;&nbsp;Il n&#8217;y a pas de raisons pour qu&#8217;une armée  étrangère ait sa base en Ukraine. Russian army must go home!&nbsp;&raquo;,  martèle Volodimyr Protsenko, le leader à Sébastopol de Taras Shevchenko  &#8211; une association qui agit pour l&#8217;unification de la société ukrainienne  -. Vivre dans un territoire ukrainien sous domination russe ne leur  est pas supportable. Le journaliste <span style="font-family: Times-Roman; font-size: small;">fondateur  du site Internet Vie ukrainienne à Sebastopol et coordinateur du comité  &laquo;&nbsp;Ukrainiens de Sébastopol&nbsp;&raquo;, Nikolay Vladzimirsky en sait  quelque chose. </span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: small;">&laquo;&nbsp;À  Sébastopol, les droits fondamentaux des Ukrainiens qui ne sont pas  pro-russes sont bafoués. Pour trouver des livres en langue ukrainienne,  je suis obligé d&#8217;aller à Kiev. Au regard de la censure des informations  et des risques de licenciement qui pèsent sur ceux qui s&#8217;aventurent  à dénoncer la présence de la flotte russe, la liberté d&#8217;expression  des pro-ukrainiens est réduite à peau de chagrin&nbsp;&raquo;, explique-t-il  désolé. Une situation de fait encore plus vraie depuis le retour du  président pro-russe Viktor Ianoukovitch. &laquo;&nbsp;Trois mois après l&#8217;élection  du président du Parti des régions, ceux qui se soulevaient contre  la flotte doivent mettre leur opinion en sourdine. &laquo;&nbsp;Hier, Miroslav  Mamchak, le rédacteur en chef du bi-hebdomadaire et de la chaîne de  télévision Flotte ukrainienne, passait tout le temps à l&#8217;antenne  pour dénoncer la présence de la flotte russe à Sébastopol. Aujourd&#8217;hui,  par peur de se voir démettre de ses fonctions, il fait comme si de  rien n&#8217;était&nbsp;&raquo;.</span></span></p>
<p><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: small;">A l&#8217;instar des <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/les-parlements-les-plus-agites-du-globe_897238.html" target="_blank">affrontements  au Parlement</a> </span><span style="font-family: Times-Roman; font-size: small;">lors du vote portant  sur la prolongation de la présence russe sur la base de Sébastopol,  la diatribe n&#8217;est pas prête d&#8217;être terminée. Le 27 avril 2010, en  échange d&#8217;un gaz russe moins cher &#8211; 230 dollars les 1 000 mètres cubes  au lieu de 330 dollars -, les parlementaires ont entériné la décision  d&#8217;accorder à la marine russe une place au port jusqu&#8217;en 2042. </span></p>
<p><span style="font-family: Times-Roman; font-size: small;">Raphaël Beaugrand<br />
</span></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: small;">Pour prendre des images de  l&#8217;aventure plein les yeux:</span></strong></p>
<p><a href="http://www.facebook.com/parolesdeconflits" target="_blank"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; color: #00106a; font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://www.facebook.com/parolesdeconflits</span></span></a></p>
<p><strong><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: small;">Pour voir le premier teaser  d&#8217;une longue série: </span></strong></p>
<p><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: small;"><a href="http://www.dailymotion.com/video/xd4jeq_paroles-de-conflits-teaser_news" target="_blank">http://www.dailymotion.com/video/xd4jeq_paroles-de-conflits-teaser_news</a></span></p>
<p><strong><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; font-size: small;">Pour participer à l&#8217;aventure  et suivre mon parcours:</span></strong></p>
<p><a href="http://www.kisskissbankbank.com/projects/paroles-de-conflits" target="_blank"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; color: #00106a; font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://www.kisskissbankbank.com/projects/paroles-de-conflits</span></span></a><span style="font-family: Times-Roman; font-size: small;"> </span></p>
<p align="left"><a class="tt" href="http://twitter.com/home/?status=Diatribe+au+port+http://74ede.th8.us" title="Post to Twitter"><img class="nothumb" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/plugins/tweet-this/icons/tt-twitter-big4.png" alt="Post to Twitter" /></a></p>

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		<title>Conflit gelé  au coin du feu</title>
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		<pubDate>Fri, 28 May 2010 12:19:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[3. Paroles de conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Beaugrand]]></category>
		<category><![CDATA[Paroles de conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Transnistrie]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite du blog de Raphaël Beaugrand, en ce moment en Transnistrie. 
&#171;&#160;J&#8217;ai peur des représailles&#160;&#187;. &#171;&#160;Témoigner, c&#8217;est risqué  pour ma famille encore en Transnistrie&#160;&#187;. &#171;&#160;Les services secrets et ex-agents du KGB de Tiraspol sont toujours dangereux&#171;&#160;. 18 ans après la fin des combats, le conflit entre la république de Moldavie et la république autoproclamée [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3199" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/05/Tiraspol.jpg"><img class="size-medium wp-image-3199" title="Tiraspol" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/05/Tiraspol-300x225.jpg" alt="Peuplée de quelque 700 000 habitants, la province de Transnistrie est sous le contrôle de la république autoproclamée du Dniestr. Dans les rues de Tiraspol,  tous les 9 mai depuis le fin de la Seconde guerre mondiale, les forces armées de Transnistrie paradent dans les rues de la capitale." width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Peuplée de quelque 700 000 habitants, la province de Transnistrie est sous le contrôle de la république autoproclamée du Dniestr. Dans les rues de Tiraspol,  tous les 9 mai depuis le fin de la Seconde guerre mondiale, les forces armées de Transnistrie paradent dans les rues de la capitale.</p></div>
<p><strong>Suite du <a href="http://linterview.fr/new-reporter/category/la-communaute/6-blogs/paroles-de-conflits-6-blogs-3-les-tribunes-la-communaute/" target="_self">blog de Raphaël Beaugrand</a>, en ce moment en Transnistrie. </strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>J&#8217;ai peur des représailles&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Témoigner, c&#8217;est risqué  pour ma famille encore en Transnistrie&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Les services secrets et ex-agents du KGB de Tiraspol sont toujours dangereux</em>&laquo;&nbsp;. 18 ans après la fin des combats, le conflit entre la république de Moldavie et la république autoproclamée de Transnistrie est loin d&#8217;avoir disparu. A 90 kilomètres au Sud-Est du centre-ville, les séparatistes de Tiraspol tiennent les reines de la Transnistrie autoproclamée. Depuis juillet 1992 et le cessez-le-feu signé entre le premier président moldave Mircea Snegur et le président russe Boris Elstine, les armes se sont tues. Pas les souvenirs et les signes quotidiens du conflit.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Pour arrêter que le sang coule&nbsp;&raquo; </strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>L&#8217;attaque sur le commissariat opérée dans la petite bourgade de Cocieri dans le district de Dubasari signe les premières balles des combats armés</em>&laquo;&nbsp;, rappelle Miha Dihul, Moldave roumanophone de Long&#8217;a, ville jouxtant l&#8217;agglomération de Dubasari. Des affrontements couvrant cinq mois d&#8217;opérations militaires entre mars et juillet 1992. Le résultat de deux ans de tensions croissantes entre les indépendantistes de Tiraspol et le gouvernement de la jeune République moldave. Vice-ministre de l&#8217;Intérieur de la République de Moldavie en 2009, Ghenadie Cosovan était commandant de l&#8217;armée blindée pendant la guerre civile. Il se souvient parfaitement du conflit.&nbsp;&raquo;<em>J&#8217;ai dû lutter sur tous les fronts avec seulement douze blindés. On se battait contre les 8000 soldats des forces de l&#8217;armée 14 venue prêter main forte aux séparatistes de Tiraspol</em>&laquo;&nbsp;, explique-t-il. «<em> Un jour, un obus est tombé juste à côté de son convoi sans faire de victimes. Une chance que d&#8217;autres n&#8217;ont pas eu</em>&laquo;&nbsp;. &laquo;&nbsp;<em>Beaucoup de blessés, d&#8217;invalides de guerre et de morts au combat sont à déplorer dans le camp de la République Moldave</em>&laquo;&nbsp;, ajoute Anatolie Carman, ancien-combattant et président de l&#8217;association d&#8217;anciens-combattants Tiras-Tighina. &laquo;&nbsp;<em>A Corjeva, 53 personnes ont été fusillées a cause de leurs idées</em>&laquo;&nbsp;, rappelle l’actuel maire de la ville Valeriu Mitul. Interrogé sur les derniers jours du conflit armé en juillet 1992, le premier président de la République de Moldavie (1990-1996) Mircea Snegur reconnaît avoir signé la fin de la guerre avec Boris Elstine &laquo;&nbsp;<em>pour arrêter que le sang coule dans nos rangs</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>Sheriff aux manettes </strong></p>
<p>Depuis, les forces pacificatrices envoyées par Moscou sont postées aux barrages &laquo;&nbsp;douaniers&nbsp;&raquo; de la rive gauche du fleuve Dniestr. De l&#8217;autre côté, en Transnistrie, derrière les hommes armés entourés de quelques blocs de béton, d’un poste algeco et d’une barrière rouge et blanche, le pouvoir séparatiste de la république autoproclamée d&#8217;<a href="http://www.moldavie.fr/spip.php?article256 " target="_blank">Igor Smirnov</a> prospère. Sur le trafic d&#8217;armes, d&#8217;organes, d&#8217;alcools ou de cigarettes contrefaites. Pas un passage de remorques par les barrages sans que les hommes de la milice des frontières contrôlée par Tiraspol ne prélèvent une dote. &laquo;&nbsp;<em>Les autorités de la rive gauche du Dniestr sont contrôlées par le fils de Smirnov</em>&laquo;&nbsp;, m&#8217;avoue un habitant de Transnistrie. Autoritarisme mafieux, règne du hors-la-loi dans la loi, peur et fourniture d’alcool et de cigarettes contrefaites pour taire l&#8217;opprimé. &laquo;&nbsp;<em>Le gaz gratuit, les prix des matières premières moins chers sont similaires à l&#8217;os qu&#8217;on donne au chien pour le faire taire</em>&laquo;&nbsp;, reconnaît Oazu Nantoi. Des avantages accordés par la Russie en plus du bénéficie des investissements faits en Moldavie par l’Union soviétique avec, au sortir de la Perestroika en 1990, 40 % du produit national brut de Moldavie assuré par la Transnistrie.</p>
<div id="attachment_3203" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/05/Stefan.jpg"><img class="size-medium wp-image-3203" title="Stefan" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/05/Stefan-300x200.jpg" alt=" Chevalier de l'Ordre Stefan Cel Mare, Stefan Jurja montre le champ sur lequel la lutte contre les cosaques a fait rage en 1992. &quot;Le champ était infesté de mines. Lorsque nous passions pour reprendre le contrôle de la zone, l'armée adverse nous tirait dessus depuis la butte qui se trouve plus loin, à 500 mètres&quot;. Un souvenir des affrontements encore très présent aujourd'hui : &quot;si la guerre est à nouveau déclarée, je suis prêt à reprendre les armes. Je n'ai pas peur de la mort&quot;." width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text"> Chevalier de l&#39;Ordre Stefan Cel Mare, Stefan Jurja montre le champ sur lequel la lutte contre les cosaques a fait rage en 1992. &quot;Le champ était infesté de mines. Lorsque nous passions pour reprendre le contrôle de la zone, l&#39;armée adverse nous tirait dessus depuis la butte qui se trouve plus loin, à 500 mètres&quot;. Un souvenir des affrontements encore très présent aujourd&#39;hui : &quot;si la guerre est à nouveau déclarée, je suis prêt à reprendre les armes. Je n&#39;ai pas peur de la mort&quot;.</p></div>
<p>Parmi les principales entreprises de Transnistrie, le groupe Sheriff. Créé par Viktor et Ilya Kazmaly tous deux anciens officiers des services de renseignement soviétiques, le groupe possède une chaine de supermarchés, d’usines agro-alimentaires, d’un large réseau de stations-service, de concessions automobiles, d’une agence de publicité, d’une chaine de télévision, d’un opérateur de téléphonie mobile et d’une équipe de football. Avec Oleg Smirnov &#8211; le fils du président de la république autoproclamée – aux manettes.</p>
<p>De part et d&#8217;autre du Dniest, la peur perdure . Iulia (son nom a été changé), était en Transnistrie pendant la guerre. &laquo;&nbsp;<em>Un soir de mai 1992 sur la place du village, un couple qui venait tout juste de se marier a été assassiné froidement par des hommes armés. Des soldats russes? Des hommes de la milice? On ne saura jamais</em>&laquo;&nbsp;, raconte-t-elle sans vouloir témoigner à visage découvert, par peur des représailles contre sa famille encore en Transnistrie. Une crainte que la femme d&#8217;<a href="http://fr.rsf.org/moldavie-ernest-vardanean-epuise-par-les-07-05-2010,37018.html ">Ernest Vardanean</a> – le journaliste accusé de traitrise et d&#8217;espionnage pour Chisinau par les séparatistes de Transnistrie – ressent. Arrêté le 7 avril, en attente de verdict du procès à huit clos par la cour de justice de Tiraspol, Ernest Vardanean risque une peine de douze ans d&#8217;emprisonnement.  Interrogé sur les perspectives de fin de conflit, Mircea Snegur voit l&#8217;issue du conflit au Krémlin : &laquo;&nbsp;<em>aujourd&#8217;hui, les clés de la résolution sont à Moscou</em>&laquo;&nbsp;. D&#8217;autres pensent à l&#8217;Union européenne et les Etats-Unis. Pendant ce temps, pour les roumanophones de la rive gauche de la ligne de démarcation, les temps sont durs. &laquo;&nbsp;<em>Pour venir étudier ici, il arrive que les enfants de parents roumanophones aient un barrage des pacificateurs à traverser et 25 kilomètres à parcourir</em>&laquo;&nbsp;, déplore Popu Shoi, directeur de l&#8217;école Mihail Eminescu de Dubasari. Une russification massive couplée à une technique de dénonciation de l&#8217;ennemi agresseur dans la population vivant sous les ordres de Tiraspol pour fin de partition.  <span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"> </span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Participez à l&#8217;aventure  et suivez mon parcours :</span> <a href="http://www.kisskissbankbank.com/projects/paroles-de-conflits" target="_blank"><span style="font-family: Times New Roman; color: #000080; font-size: small;"><span style="text-decoration: underline;">http://www.kisskissbankbank.com/projects/paroles-de-conflits</span></span></a> <span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Pour des images et des liens  plein les yeux</span> <a href="http://www.facebook.com/parolesdeconflits" target="_blank"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT; color: #000080; font-size: small;"><span style="text-decoration: underline;">http://www.facebook.com/parolesdeconflits</span></span></a></p>
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		<title>Premières embûches</title>
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		<pubDate>Wed, 26 May 2010 14:33:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[3. Paroles de conflits]]></category>
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		<description><![CDATA[La route vers Hiroshima n&#8217;est pas qu&#8217;un long fleuve tranquille. Des jambes de classe internationale pour trois mille kilomètres avalés gracieusement. Quelques embûches de parcours pour pimenter le trajet une fois le Danube traversé.
La petite bourgade de Calafat ralliée et la pauvreté frappe à ma poche. «Monetta! Monetta!», me harangue un jeune gitan roumain. «Viene, [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3999" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/07/paroles-de-conflits-Beaugrand.jpg"><img class="size-medium wp-image-3999" title="paroles de conflits Beaugrand" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/07/paroles-de-conflits-Beaugrand-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Sur la route vers Bucarest, un fil de fer s&#39;emmêle à mes rayons. En casse un, deux puis s&#39;arrête sur un troisième.</p></div>
<p>La route vers Hiroshima n&#8217;est pas qu&#8217;un long fleuve tranquille. Des jambes de classe internationale pour trois mille kilomètres avalés gracieusement. Quelques embûches de parcours pour pimenter le trajet une fois le Danube traversé.</p>
<p>La petite bourgade de Calafat ralliée et la pauvreté frappe à ma poche. «Monetta! Monetta!», me harangue un jeune gitan roumain. «Viene, viene», me fait signe un autre en m&#8217;indiquant une impasse bien à l&#8217;abris des regards. Garder le front plissé et les yeux fixés vers l&#8217;horizon pour seule solution. La nuit s&#8217;apprête à tomber pour les dernières enjambées vers Bechet. L’obligation? Trouver rapidement un hôtel pour ne pas faciliter le travail des adversaires de route.</p>
<p>Le lendemain, la traditionnelle omelette avalée et le vent souffle à mon oreille. Des rafales décornent les rares bœufs dégustant l&#8217;herbe rase des champs roumains. Grand plateau, petit pignon pour un braquet des traversées difficiles alors même que les rives du Danube offrent un dénivelé légèrement négatif. La dernière tranche des 90 kilomètres à parcourir est plus dure. Le faciès et le mental se rigidifient.</p>
<p><strong>Rester calme</strong></p>
<p>Pas question que quiconque tente une approche. Le tenancier du seul hôtel de Bechet en fait les frais par des réponses brèves et décidées. Après une scène mille fois répétée pour faire accepter mon vélo dans ma chambre – this is my wife you understand / I am going with her to Japan / would yould accept your wife to sleep outside? &#8211; le seul hôtel de la petite ville sera mon premier refuge.</p>
<p>Un week-end à Bucarest et la première agression verbale anime le dédale. Un gitan m&#8217;assène une rafale de mots incompréhensibles appuyés d’une tête à faire peur aux oiseaux. Tout parfait pour me rappeler ma nationalité évoluant en terre étrangère. En pleine journée, la ville de Ploiesti bouillonne. Les automobilistes et camionneurs des grands axes klaxonnent. Sur le route de la ville frontalière de Galati, un moteur aux vitesses débrayées vrombissant plus un geste de la main agressif m’obligent à passer sur le gravier. Rester calme. Faire comme si de rien n’était. Jusqu&#8217;à la frontière moldave. Une Moldavie qui m’accueille dès mes premiers kilomètres roulés au Sud du pays. Une soirée en langage des signes avec un couple de Slobozia Mar ouvre la voie. Pour trois semaines de reportages sans encombres, de part et d’autre du Dniestr.</p>
<p><strong>Liens :</strong><br />
Participez à l&#8217;aventure et suivez mon parcours :<br />
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		<title>Les mères de Srebrenica racontent</title>
		<link>http://linterview.fr/new-reporter/les-meres-de-srebrenica-racontent/</link>
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		<pubDate>Sat, 17 Apr 2010 09:16:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[3. Paroles de conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Bosnie]]></category>
		<category><![CDATA[Paroles de conflits]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Raphael Beaugrand, notre bloggeur. 
Paroles de Conflits. 
Quinze ans. Cela fait quinze ans qu&#8217;en Bosnie-Herzégovine, dans les villes et villages autour de Srebrenica, des milliers de familles pleurent leurs victimes. Une souffrance pour des plaies encore béantes. Retour arrière.
 
En mars 1994, dans une ex-Yougoslavie en guerre, les casques bleus hollandais s&#8217;installent dans une [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2600" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/04/munira-subasic.jpg"><img class="size-medium wp-image-2600" title="munira-subasic" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/04/munira-subasic-300x199.jpg" alt="Munira Subasic, la présidente de l'association des Mères de Srebrenica et Zepa a perdu son mari, son fils et 26 autres membres de sa famille. © Elvis Barukcic" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Munira Subasic, la présidente de l&#39;association des Mères de Srebrenica et Zepa a perdu son mari, son fils et 26 autres membres de sa famille. © Elvis Barukcic</p></div>
<p><a href="http://linterview.fr/new-reporter/category/la-communaute/6-blogs/paroles-de-conflits-6-blogs-3-les-tribunes-la-communaute/" target="_self"><strong>Par Raphael Beaugrand, notre bloggeur. </strong></a></p>
<p><a href="http://linterview.fr/new-reporter/category/la-communaute/6-blogs/paroles-de-conflits-6-blogs-3-les-tribunes-la-communaute/" target="_self"><strong>Paroles de Conflits. </strong></a></p>
<p>Quinze ans. Cela fait quinze ans qu&#8217;en Bosnie-Herzégovine, dans les villes et villages autour de Srebrenica, des milliers de familles pleurent leurs victimes. Une souffrance pour des plaies encore béantes. Retour arrière.</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">En mars 1994, dans une ex-Yougoslavie en guerre, les casques bleus hollandais s&#8217;installent dans une usine désaffectée de Potocari, petite ville située à trois kilomètres de Srebrenica. La raison de leur présence ? Protéger la population musulmane des attaques de l&#8217;armée serbe de Bosnie. Au début de l&#8217;été 1995, 25.000 habitants de la périphérie de Srebrenica cherchent à rejoindre le camp de réfugiés installé par les forces des Nations unies. Seuls 5.000 femmes, enfants et personnes âgées peuvent être accueillis par le bataillon hollandais. Le 11 juillet 1995, le général serbe Ratko Mladic et ses troupes entrent dans la zone de Srebrenica pour prendre le contrôle de la ville. « <em>Le 11 juillet 1995, nous sommes aujourd&#8217;hui dans la ville serbe de Srebrenica. La veille d&#8217;un grand jour pour la nation. Nous allons rendre la ville à la nation serbe.<span style="color: red;"> </span>Le temps est venu de prendre notre revanche sur les musulmans </em>», explique-t-il ce jour-là aux caméras de télévision.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<h2 class="MsoNormal"><strong><span lang="FR">« Il avait des yeux noir olive »</span></strong></h2>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal">
<div id="attachment_2602" class="wp-caption alignleft" style="width: 243px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/04/femmes-de-srebrenica.jpg"><img class="size-medium wp-image-2602" title="femmes-de-srebrenica" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/04/femmes-de-srebrenica-300x246.jpg" alt="Quinze ans après le drame, la vie des familles victimes du dernier génocide en Europe depuis la fin de la Seconde guerre mondiale pour scenario du prochain film d'Ahmed Imamovic, réalisateur bosniaque connu pour 10 Minutes, un court-métrage plusieurs fois récompensé. " width="233" height="192" /></a><p class="wp-caption-text">Quinze ans après le drame, la vie des familles victimes du dernier génocide en Europe depuis la fin de la Seconde guerre mondiale pour scenario du prochain film d&#39;Ahmed Imamovic, réalisateur bosniaque connu pour 10 Minutes, un court-métrage plusieurs fois récompensé. </p></div>
<p>À l’annonce de cette offensive, des milliers d&#8217;hommes et d&#8217;enfants se précipitent pour fuir la ville, traverser les montagnes et rejoindre Tuzla, à quelques dizaines de kilomètres au Nord-Ouest de Srebrenica. L&#8217;armée serbe déploie alors ses hommes dans les bois alentours. C&#8217;est le début d&#8217;une opération génocidaire à l&#8217;origine de la mort de milliers de bosniaques.</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Aujourd&#8217;hui, les familles de victimes parlent encore avec douleur de leur impuissance face au drame. « Mon fils a tenté de s&#8217;enfuir par la forêt, se souvient <span style="background: none repeat scroll 0% 0% white;">Kada Hotic, porte-parole<span> </span>de l&#8217;association des Mères de Srebrenica et Zepa. </span>Ses yeux foncés par l&#8217;âge et la douleur sur le visage d&#8217;une femme dont le fils n&#8217;a toujours pas été retrouvé. « Quand je l&#8217;ai vu la dernière fois, il y avait tellement de personnes autour de nous que je n&#8217;ai pas pu lui dire au revoir de la main. Et puis je l&#8217;ai appelé. Il s&#8217;est retourné. Et j&#8217;ai vu sa tête. Il m&#8217;a fait un geste de la main et c&#8217;est ma dernière image de lui», ajoute-t-elle sans pouvoir faire son deuil.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Hantée par le souvenir, le visage sombre, une autre membre de l&#8217;association<span style="background: none repeat scroll 0% 0% white;"> </span>a l&#8217;image de son fils tremblant de peur d&#8217;être sur la liste des victimes bien en tête. « Je me souviens très bien de la tête de mon fils pour la dernière fois et des grosses larmes qui coulaient sur son visage. Il avait des yeux<span class="msoIns"><ins datetime="2010-04-13T13:52" cite="mailto:."> </ins></span>noir olive. Il était terrifié. Il n&#8217;a rien dit. Il était tout tremblant. J&#8217;ai essayé de le reprendre des mains de l&#8217;armée chetnik (l&#8217;armée de Serbes de Bosnie, ndlr) en le serrant contre moi. Puis ils me l&#8217;ont pris à jamais. Je n&#8217;ai plus rien su de lui après ça ». </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<h2 class="MsoNormal"><strong><span lang="FR">Des balles dans le dos</span></strong></h2>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="FR"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal">
<div id="attachment_2603" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/04/zumra-sehomerovic.jpg"><img class="size-medium wp-image-2603" title="zumra-sehomerovic" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/04/zumra-sehomerovic-300x200.jpg" alt="« Nous avons essayé de fuir en voiture. A un contrôle de l'armée chetnik, un des hommes armés a ordonné à mon mari de venir avec lui », se souvient Zumra Sehomerovic " width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">« Nous avons essayé de fuir en voiture. A un contrôle de l&#39;armée chetnik, un des hommes armés a ordonné à mon mari de venir avec lui », se souvient Zumra Sehomerovic </p></div>
<p>Le 11 juillet 1995 signe le début de l&#8217;opération génocidaire de l&#8217;armée des tchetniks. Les hommes du général Mladic ne laissent s’échapper pas grand monde. Hommes et garçons en fuite sont capturés. Pour le peloton d&#8217;exécution. Des coup de fusil déclenchés pour des balles dans le dos. Ou dans la tête. « Nous avons essayé de fuir en voiture. A un contrôle de l&#8217;armée chetnik, un des hommes armés a ordonné à mon mari de venir avec lui, puis m&#8217;a dit de partir, raconte Zumra Sehomerovic, une survivante aujourd&#8217;hui coordinatrice de l&#8217;association des Mères de Srebrenica et Zepa. Mon mari m&#8217;a juste dit que tout allait bien se passer… Je voulais emmener mon fils avec moi dans le camp de Potocari.<span> </span>«- Tu vas nous mettre aux mains de Serbes » m&#8217;a dit mon mari. « Nous partons à travers la forêt. Toi tu restes à Potocari. Ce qu&#8217;Allah décidera sera ».</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Des 20.000 réfugiés restant, plus de la moitié figure sur la listes des victimes de Srebrenica établie par le CICR.</span></p>
<p align="left"><a class="tt" href="http://twitter.com/home/?status=Les+m%C3%A8res+de+Srebrenica+racontent+http://4qq7s.th8.us" title="Post to Twitter"><img class="nothumb" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/plugins/tweet-this/icons/tt-twitter-big4.png" alt="Post to Twitter" /></a></p>

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		<title>Le quartier de Metelkova, un petit Christiania slovène</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Mar 2010 22:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[3. Paroles de conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Slovénie]]></category>

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		<description><![CDATA[En direct de Slovénie. Par notre blogueur, Raphaël Beaugrand. 
L&#8217;endroit ressemble à  Christiania, le quartier le plus mouvementé de Copenhague. Nous sommes pourtant en Slovénie, à près de 2.000 kilomètres de la capitale danoise. A Ljubljana, dans la zone autonome de Metelkova, au milieu des sept bâtiments de 12.500 m2 implantés dans le quartier des [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2386" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/1.jpg"><img class="size-full wp-image-2386" title="1" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/1.jpg" alt="1" width="300" height="203" /></a><p class="wp-caption-text">Metelkova</p></div>
<p><strong>En direct de Slovénie. Par notre blogueur, Raphaël Beaugrand. </strong></p>
<p>L&#8217;endroit ressemble à  <a href="http://maps.google.com/maps?q=Christiania,+1440,+Copenhague,+Danemark&amp;oe=utf-8&amp;client=firefox-a&amp;ie=UTF8&amp;hl=fr&amp;cd=2&amp;geocode=FQaCUQMdcTLAAA&amp;split=0&amp;hq=&amp;hnear=Christiania,+Copenhague,+Danemark&amp;z=15" target="_blank">Christiania,</a> le <a href="http://www.cphpost.dk/news/local/87-local/48613-police-do-spring-cleaning-in-christiania.html" target="_blank">quartier le plus mouvementé de Copenhague</a>. Nous sommes pourtant en Slovénie, à près de 2.000 kilomètres de la capitale danoise. <span style="background-color: #3366ff;">A Ljubljana, dans la zone autonome de Metelkova, au milieu des sept bâtiments de </span>12.500 m2 implantés dans le quartier des hôpitaux, police et représentants de cet ancien camp militaire vivent une histoire chargée. Squatté en 1993, pris d&#8217;assaut par les skinheads nazis en 1994, l&#8217;ancienne base commandée par l&#8217;armée austro-hongroise en 1882 semble aujourd&#8217;hui calme et tolérée. En pleine journée, artistes, barmen, voyageurs installés à l&#8217;auberge de jeunesse, arpenteurs de rave-parties sur leurs fins, graphistes ou représentants d&#8217;associations culturelles font bon ménage.</p>
<p>La nuit tombée, les bars ouverts et la musique branchée, c&#8217;est le début d&#8217;un autre Metelkova. Les fêtards venus passer le week-end en ville, les sans-abri de Ljubljana ou les artistes &laquo;&nbsp;locataires&nbsp;&raquo; viennent boire un verre, discuter, danser et chauffer l&#8217;endroit. Un peu trop parfois. D&#8217;accolades en bousculades, la fête peut tourner aux poings.  &laquo;&nbsp;Hier, vers cinq heures du matin, ça a dégénéré et une personne s&#8217;est fait assommer d&#8217;une bouteille éclatée sur la tête&nbsp;&raquo;, raconte, au petit matin, un employé de l&#8217;auberge Celica, ouverte en lieu et place de la prison qu&#8217;abritait le camp.</p>
<div id="attachment_2387" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/2.jpg"><img class="size-full wp-image-2387" title="2" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/2.jpg" alt="Metelkova" width="300" height="203" /></a><p class="wp-caption-text">Metelkova</p></div>
<p>Depuis les premiers pas de la zone autonome en 1993, ce quartier au statut à  part a toujours évolué dans la crainte de ne plus exister. Des programmes de développement envisagés par la municipalité et les politiques menacent Metelkova. Certains le verraient bien reconverti en centre commercial. Les problèmes internes des soirées violentes et vendeurs de drogues n&#8217;arrangent rien. Le ministère de l&#8217;Intérieur slovène resserre l&#8217;étau. &laquo;&nbsp;Aujourd&#8217;hui, la police est passée deux fois. Une vingtaine de leur véhicules était postée à l&#8217;entrée de l&#8217;hôpital d&#8217;à côté&nbsp;&raquo;, raconte Elena, étudiante en sociologie de 23 ans. Une scène qui revient de plus en plus fréquemment&nbsp;&raquo;, conclu-t-elle.</p>
<p>Pour le moment, les allers-et-venues des forces de l&#8217;ordre et les manifestations de soutien à l&#8217;autonomie de la zone et de la diversité de sa population sont sans violences. La richesse, la créativité, les festivals et la présence de l&#8217;unique Centre des Femmes slovènes du pays à Metelkova pour meilleure défense.</p>
<p align="left"><a class="tt" href="http://twitter.com/home/?status=Le+quartier+de+Metelkova%2C+un+petit+Christiania+slov%C3%A8ne+http://s63gk.th8.us" title="Post to Twitter"><img class="nothumb" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/plugins/tweet-this/icons/tt-twitter-big4.png" alt="Post to Twitter" /></a></p>

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		<title>Kilomètre 700 /  Premières traces du conflit</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 10:51:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[3. Paroles de conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Ajouter un mot-clef]]></category>
		<category><![CDATA[Paroles de conflits]]></category>

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1 er article du blog de Raphaël Beaugrand. Retrouvez son projet ici. 
A part quelques railleries  franco-italiennes  ou deux trois accrochages verbaux devant un Chelsea &#8211; Inter Milan, mes  700 premiers kilomètres se déroulent sans côtoyer de conflits  apparents….
Parti le 3 mars pour réaliser Paroles de conflits, je rencontre d’abord des [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Helvetica; font-size: small;"><em></em></span></p>
<div id="attachment_2264" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><span><em><em><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/premieres-traces-de-conflits-1.jpg"><img class="size-full wp-image-2264" title="premieres-traces-de-conflits-1" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/premieres-traces-de-conflits-1.jpg" alt="Parti le 3 mars du Saussoy dans l'Yonne, Paroles de conflits c'est 16.000 kilomètres à vélo, en bateau et quelques passages en train. © Raphaël Beaugrand " width="300" height="203" /></a></em></em></span><p class="wp-caption-text">Parti le 3 mars du Saussoy dans l&#39;Yonne, Paroles de conflits c&#39;est 16.000 kilomètres à vélo, en bateau et quelques passages en train. © Raphaël Beaugrand </p></div>
<p><em></em></p>
<p><strong>1 er article du blog de <a href="http://linterview.fr/new-reporter/nouveau-blog-paroles-de-conflits/" target="_blank">Raphaël Beaugrand</a>. <a href="http://linterview.fr/new-reporter/nouveau-blog-paroles-de-conflits/" target="_blank">Retrouvez son projet ici</a>. </strong></p>
<p><span style="font-family: Helvetica; font-size: small;">A part quelques railleries  franco-italiennes  ou deux trois accrochages verbaux devant un Chelsea &#8211; Inter Milan, mes  700 premiers kilomètres se déroulent sans côtoyer de conflits  apparents….</span></p>
<p><span style="font-family: Helvetica; font-size: small;">Parti le 3 mars pour réaliser<em> Paroles de conflits</em>, je rencontre d’abord des routes noires de  neige. En hiver, le Morvan  et son manteau blanc offrent à mon vélo  un tapis de coton. Dans les villes bourguignonnes de Vézelay, Avallon  ou Châlons-sur-Saone, les habitants fascinent de générosité. Sous  un soleil glacial ou des flocons aveuglants, les rencontres,  tranquilles,  réchauffent. Tandis que je poursuis mon chemin, un garde forestier  parcourt à <a href="http://www.venere.com/img/hotel/2/5/2/1/111252/image_hotel_exterior_frontview_1.jpg " target="_blank">cheval</a> les forêts alentours du <a href="http://maps.google.com/maps?f=q&amp;source=s_q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=Saussoy+Yonne&amp;sll=49.177914,3.933055&amp;sspn=3.799445,9.536133&amp;ie=UTF8&amp;hq=&amp;hnear=Le+Saussoy,+89520+Saint-Sauveur-en-Puisaye,+Yonne,+Bourgogne,+France&amp;z=16 " target="_blank">Saussoy</a>, un <a href="http://www.aviresto.com/l-etape-des-gourmets-chatel-censoir/ " target="_blank">restaurateur  du Châtel-Censoir</a> dans l&#8217;Yonne part organiser une réception à Auxerre&#8230;</span></p>
<p><span style="font-family: Helvetica; font-size: small;"><br />
Saut de puce vers l’Italie. J’occulte la chaîne des Alpes et ses  dénivelés par le train Grenoble – <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Turin " target="_blank">Turin</a> : ménager sa monture  pour une année de vélo est le maître mot ! Arrivée dans la capitale  du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pi%C3%A9mont " target="_blank">Piémont </a>traversée par le Pô et première rencontre cyclo-cycliste.  Un Français part rouler deux ans et demi en récoltant un euro par  kilomètre parcouru, une somme reversée entièrement à un centre de  recherche pour la lutte contre le cancer. </span></p>
<dl id="attachment_2265" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
</dl>
<div id="attachment_2265" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><span><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/povse-bostjan.jpg"><img class="size-full wp-image-2265 " title="povse-bostjan" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/povse-bostjan.jpg" alt="Près de 50% de la population slovène regrette Tito et la grande Yougoslavie. Tous ces gens oublient tout ce que la démocratie à l'occidentale nous a apporté », s'emporte Povse Bostjan, imprimeur slovénien de 52 ans résidant dans la capitale Ljubljana © Raphaël Beaugrand  " width="300" height="203" /></a></span><p class="wp-caption-text">Près de 50% de la population slovène regrette Tito et la grande Yougoslavie. Tous ces gens oublient tout ce que la démocratie à l&#39;occidentale nous a apporté », s&#39;emporte Povse Bostjan, imprimeur slovénien de 52 ans résidant dans la capitale Ljubljana © Raphaël Beaugrand  </p></div>
<p>Arrivée en Slovénie, l’actualité  me projette déjà au cœur des tensions qui crispent encore la belle  péninsule des Balkans. Le gouvernement de Ljubljana, hôte d&#8217;un<a href="http://www.romandie.com/ats/news/100319183448.nnsy0ohg.asp" target="_blank"> sommet  UE-Balkans</a> le samedi 20 mars, doit se résigner à n’accueillir finalement   qu’une simple conférence régionale, après avoir vu la Serbie annuler  sa participation en signe de protestation contre la présence du Kosovo  dans les débats. En discutant avec Povse Bostjan, un solide slovène  de 52 ans, dirigeant d&#8217;une imprimerie de Ljubljana depuis 1980, je  comprends  qu’aux yeux d’une partie de la population de la région, le fatalisme  règne : «  La Serbie considèrera toujours le Kosovo comme sa province  méridionale », explique-t-il.</p>
<p><span style="font-family: Helvetica; font-size: small;">La France et l’Italie tout juste  traversés et la poudrière des Balkans montre ses premières traces. </span></p>
<p><span style="font-family: Helvetica; font-size: small;">Roadmap :<em> Paroles de conflits</em> se dirige se dirige vers le Japon. Prochaine étape, Srebrenica. En  passant par Sarajevo. Arrivée prévue le 30 mars, après quelque 1400  kilomètres parcourus à vélo.</span></p>
<p align="left"><a class="tt" href="http://twitter.com/home/?status=Kilom%C3%A8tre+700+%2F++Premi%C3%A8res+traces+du+conflit+http://4q4pb.th8.us" title="Post to Twitter"><img class="nothumb" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/plugins/tweet-this/icons/tt-twitter-big4.png" alt="Post to Twitter" /></a></p>

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		<title>Nouveau blog : &#171;&#160;Paroles de conflits&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 13:50:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[3. Paroles de conflits]]></category>
		<category><![CDATA[blog]]></category>
		<category><![CDATA[Paroles de conflits]]></category>

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		<description><![CDATA[LINTERVIEW.fr ouvre un nouveau blog ! Parmi les projets de webdocumentaires que nous recevons, certains attirent notre attention. C’est le cas de « Paroles de Conflits », qui sera réalisé par Raphaël Beaugrand, de mars 2010 à janvier 2011. Le principe est simple : parcourir, à vélo, l’ensemble du continent européen et asiatique, de Paris [...]


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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/02/paroles-de-conflits-raphael-beaugrand-2.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-1967" title="paroles-de-conflits-raphael-beaugrand-2" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/02/paroles-de-conflits-raphael-beaugrand-2-300x203.png" alt="paroles-de-conflits-raphael-beaugrand-2" width="300" height="203" /></a>LINTERVIEW.fr ouvre un nouveau blog ! Parmi les projets de webdocumentaires que nous recevons, certains attirent notre attention. C’est le cas de « Paroles de Conflits », qui sera réalisé par<a href="http://raphaelbeaugrand.com/" target="_blank"> Raphaël Beaugrand</a>, de mars 2010 à janvier 2011. Le principe est simple : parcourir, à vélo, l’ensemble du continent européen et asiatique, de Paris à Hiroshima et s’arrêter sur les sites qui ont connu les atrocités de la guerre. Reportages vidéo, photos et textes seront publiés sur son site internet, formant, au jour le jour, le webdocumentaire. Au retour, un documentaire télévisuel sera réalisé.</p>
<p>Nous vous proposons ci-dessous la présentation détaillée du projet. Une fois par mois, Raphaël rédigera un<a href="http://linterview.fr/new-reporter/category/la-communaute/6-blogs/paroles-de-conflits-6-blogs-3-les-tribunes-la-communaute/" target="_blank"> post sur un blog hébergé par LINTERVIEW.fr </a>afin de faire partager son expérience, ses rencontres, sa manière de traiter de l’information, en direct, sur le terrain. Retrouvez son blog <a href="http://linterview.fr/new-reporter/category/la-communaute/6-blogs/paroles-de-conflits-6-blogs-3-les-tribunes-la-communaute/" target="_blank">ICI</a>.</p>
<p>Vous souhaitez ouvrir un blog ? Publier un article ? Envoyez-nous un mail à redaction@linterview.fr</p>
<h2>Présentation de &laquo;&nbsp;Paroles de Conflits&nbsp;&raquo;</h2>
<p>Le projet documentaire Paroles de conflits invite à regarder l’histoire récente différemment, à toucher du doigt les conflits et tourments de guerre qui agitent encore notre continent eurasien.</p>
<p>Entre <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Srebrenica" target="_blank">Srebrenica</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hiroshima" target="_blank">Hiroshima</a>, deux villes tristement connues pour l’atrocité des conséquences de la guerre, le reporter Raphaël Beaugrand a tracé une route en ligne droite.</p>
<p>Pendant un an, seul et à vélo, il roule le long de cet axe à travers des pays encore secoués par le conflit et ses relents.</p>
<p>Dans les Balkans, sur le littoral de la mer Noire, dans le Caucase Sud, le long des côtes de la mer Caspienne, dans les plaines ouzbèques, au milieu des montagnes du Xinjiang, dans la péninsule coréenne ou l’archipel japonais, il vit au quotidien des expériences uniques et multiplie les échanges avec les habitants.</p>
<p>Il marque des pauses dans 9 &laquo;&nbsp;villes de conflits&nbsp;&raquo;, qui jalonnent le parcours, pour échanger plus longuement avec des témoins ou des victimes et recueillir leur témoignage.</p>
<p><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/02/paroles-de-conflits-raphael-beaugrand.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-1968" title="paroles-de-conflits-raphael-beaugrand" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/02/paroles-de-conflits-raphael-beaugrand-300x110.png" alt="paroles-de-conflits-raphael-beaugrand" width="300" height="110" /></a>Tout au long de ce voyage de 16 000 kilomètres, sur les écrans web et mobile, le documentaire de Paroles de conflits suit la progression du reporter. Il se construit autour de <strong>courtes vidéos quotidiennes prises avec un téléphone portable, et d’interviews vidéos hebdomadaires filmées à la caméra.</strong></p>
<p>Au bout de la route, <strong>un film documentaire &laquo;&nbsp;traditionnel&nbsp;&raquo; </strong>verra le jour, avec un recul et un regard nouveaux sur l’aventure vécue et les témoignages recueillis.</p>
<p><strong>Cette approche multimédia permet de faire partager au public toutes les dimensions contenues dans le projet Paroles de conflits</strong> : le voyage, la découverte, les rencontres, la réflexion sur le conflit, la transmission de témoignages et de mémoires douloureux… Elle permet aussi de proposer au public une pluralité de regards pour que chacun s’implique à sa façon.</p>
<h2>Note d’intention</h2>
<p>À la base du projet documentaire Paroles de conflits, il y a la volonté de trouver une mémoire au présent.</p>
<p>Le journaliste <a href="http://raphaelbeaugrand.com/" target="_blank">Raphaël Beaugrand</a>, trop jeune pour avoir connu la guerre ou même entendu ses grands-parents en parler, s’interroge sur la façon dont le conflit marque les populations et l’être humain. Comment vit-on avec l’insécurité? Comment accepte-t-on les pertes, les drames de la séparation et de l’exil? Comment les gens se reconstruisent-ils? Quelles sont les hantises qui persistent? Quels sont leurs espoirs?</p>
<p>Alors qu’en France, les mémoires s’effritent et les récits de guerre semblent obsolètes, sur le continent eurasiatique les tensions écloses avec la Seconde Guerre mondiale persistent. Raphaël Beaugrand a donc décidé de partir pour excentrer sa perception de l’histoire et écouter les paroles de ceux qui vivent encore le conflit au présent.</p>
<p>Violences politiques ou militaires, affrontements ethniques, combats armés, répressions violentes, positions gelées : quelle que soit sa nature ou sa temporalité, le conflit touche encore de nombreuses populations, y compris sur des terres atteignables en  vélo, en quelques jours, semaines ou mois…</p>
<p>Malgré la difficulté, le vélo est un choix évident pour <a href="http://raphaelbeaugrand.com/" target="_blank">Raphaël Beaugrand</a>. Journaliste pour le webzine vidéo Theartpack.fr et amoureux de grandes traversées, Raphaël va passer plusieurs mois à parcourir les routes du continent eurasiatique. Pour l’hebdomadaire Le Point entre 2007 et 2009, il expérimente ce que ce mode de déplacement apporte à ses reportages autour de sujets sensibles auprès de populations souvent réticentes.</p>
<p>Moyen de transport et vecteur de communication, le vélo multiplie les opportunités de rencontres, d’imprévus. Il attire la sympathie et délie les langues… Il met le reporter dans une position de proximité et d’humilité qui lui permet d’entrer en contact direct avec les populations et d’être accepté chez l’habitant, avec sa caméra.</p>
<h2>Calendrier</h2>
<p>Srebrenica &#8211; Tiraspol : du 15 avril au 15 mai<br />
Tiraspol – Sebastopol : du 30 mai au 5 juin<br />
Sebastopol &#8211; Tbilissi : du 20 juin au 5 juillet<br />
Tbilissi – Bakou : du 20 au 30 juillet<br />
Bakou – Tachkent : du 15 août au 15 septembre<br />
Tachkent – Urumqui : du 25 septembre au 30 octobre<br />
Urumqi – Séoul : du 10 novembre au 10 décembre<br />
Séoul – Hiroshima  : du 25 décembre au 10 janvier 2011</p>
<p>Marc Nerton.</p>
<p align="left"><a class="tt" href="http://twitter.com/home/?status=Nouveau+blog+%3A+%C2%AB%C2%A0Paroles+de+conflits%C2%A0%C2%BB+http://54s8e.th8.us" title="Post to Twitter"><img class="nothumb" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/plugins/tweet-this/icons/tt-twitter-big4.png" alt="Post to Twitter" /></a></p>

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