Un grand bravo pour cet article, très sincèrement passionnant, sérieux, documenté et qui sait de quoi il parle.
Deux petites remarques, cependant: le titre laisse entendre qu’il y aurait une définition, et une seule, des webdocumentaires («qu’est-ce que LE webdocumentaire?»), ce qui n’est à mon sens pas le cas.
Et deux, tenter de définir le genre — intention ô combien difficile et nécessaire — pose la question de quand on le fait. Autrement dit, n’y-a-t-il pas un léger risque à enfermer le genre dans une définition alors que sa grammaire n’en est encore qu’à ses balbutiements? Autrement dit (bis), n’est-ce pas dans leur bouillonnement créatif que les webdocs se définissent le mieux, c’est à dire sans définition ?
Encore une fois, un grand bravo. AU plaisir d’en débattre avec vous!
David Dufresne, Prison Valley
Crou Olivier
1 année il y a
@ David Dufresne
Merci pour vos compliments qui font chaud au cœur !
Vous avez raison, le webdoc est en devenir et il est protéiforme.
Loin de moi l’envie d’enfermer, avec cet article, le webdocumentaire dans MA définition coulée dans le bronze. J’essaie simplement de donner des pistes de réflexions pour comprendre ce qui est en jeu avec cette (nouvelle) forme de création.
Dans un premier temps, je le compare à ce qui existe (documentaire tv ou cinéma, sites Web) pour essayer de cerner, ensuite, ce qui en fait sa spécificité et qui en fait donc une forme (créative) à part entière.
Pendant mon travail de recherche et d’écriture sur ce sujet, on m’a longtemps asséné que le webdocumentaire n’existait pas, que c’était un coup marketing… Les nombreuses productions pleines d’inventivité et d’innovations qui émergent ici ou là, nous prouvent au contraire qu’il est nécessaire, utile pour comprendre notre monde et celui d’Internet !
PS : j’attends votre beau projet, Prison Valley, avec impatience !
La terme même de webdocumentaire est quelque peu dépassé, déjà, non?
Les documentaires qui se réalisent et se développement sur le web et le web uniquement, c’est un peu difficile de nos jours. Les supports mobiles et le déploiement en personne, dans des forums sur terrain, contribuent plus souvent qu’autrement à l’œuvre en construction. En ce sens, webdoc n’est certainement pas LE terme. Mais je rejoins David, là n’est pas tellement l’essence, du moins en ce moment. Il est temps de tester des trucs, d’essayer, de prendre des risques et de se tromper. Une fois exploré et un peu établi, le genre sera certainement circonscrit dans un terme englobant.
Pour l’instant, « webdoc » sert bien dans Twitter, pour s’y retrouver (#webdoc). Mais il est clair qu’entre un reportage, un documentaire et une publicité à la sauce webdoc, il y a souvent des mondes. Et les placer tous sous le même chapeau ne sert pas à s’y retrouver.
Merci Olivier pour cet article qui nous aide à nous rapprocher, justement, d’une compréhension commune du documentaire interactif.
le choix de l’orientation du récit épuise-t-elle la notion d’interactivité ?
le fait de pouvoir commenter, dialoguer avec l(es) auteur(s), les relations sociales et les échanges d’attention en ligne autour de ces productions, et pourquoi pas une nouvelle organisation de la production, plus collaborative, sur des plateformes permettant le partage et le travail en réseau. Tout cela fait aussi partie de l’interactivité, et donne son caractère inédit au webdocumentaire.
Il nous fallait un terme pour désigner les créations multimédias, plus ou moins interactives, plus ou moins délinéarisées, offertes sur le Web. Le néologisme webdocumentaire était bien pratique car déjà utilisé (en France) par bon nombre d’amateurs, de réalisateurs, de développeurs Flash, de producteurs…
Effectivement, il est ancien, puisqu’en mars 2002, le Centre Pompidou proposait déjà : « Les cinémas de demain : le web documentaire ».
Ce festival annonçait alors :
« Le webdocumentaire est un genre encore peu exploité, parce qu’encore mal défini puisqu’il se trouve aux frontières de la Web TV, du magazine en ligne ou du journal de bord. C’est un documentaire travaillé avec les outils multimédias, textes, images, vidéos, une manière de mettre les nouvelles technologies au service de la connaissance et d’un point de vue. » http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/2f6d2a49fa88f902c1256da5005ef33f/35cee60b37d089eac1256b4b004bf6ae!OpenDocument
Le terme webdocumentaire recouvre, pour moi, toutes les créations à caractère documentaire, quelles que soient leurs formes et quels que soient les moyens de les regarder ou de naviguer à travers elles.
Que l’on soit assis devant son écran d’ordinateur connecté avec un navigateur Web; que l’on soit en mobilité(documentaire) avec un terminal mobile (j’aurai l’occasion d’y revenir dans un prochain article) ; ou bien encore, que l’on soit devant la future télévision hybrides (réception TV avec connexion Internet), il s’agit toujours de « Mettre les nouvelles technologies au service de la connaissance et d’un point de vue ».
Je recommande vivement à tous les amateurs de webdocumentaires de passer du temps avec les personnages de PIB, l’indice humain de la crise économique canadienne: http://pib.onf.ca/index.
Le site se présente sous forme d’une plateforme regroupant, à ce jour, 15 récits vidéo de plusieurs épisodes chacun, des « essais photo ». On peut y entrer par personnages, par thématique, ou à l’aide d’une carte et d’un déroulé chronologique. Un grand bravo à vous-même, et à toutes les équipes de l’Office National du Film du Canada pour ce remarquable travail !
[...] Crou, auteur d’une thèse professionnelle sur le web-documentaire et blogueur, complète dans cet article la définition d’éléments constitutifs : une interactivité la plus grande possible, une [...]
David Dufresne
1 année il y a
Un grand bravo pour cet article, très sincèrement passionnant, sérieux, documenté et qui sait de quoi il parle.
Deux petites remarques, cependant: le titre laisse entendre qu’il y aurait une définition, et une seule, des webdocumentaires («qu’est-ce que LE webdocumentaire?»), ce qui n’est à mon sens pas le cas.
Et deux, tenter de définir le genre — intention ô combien difficile et nécessaire — pose la question de quand on le fait. Autrement dit, n’y-a-t-il pas un léger risque à enfermer le genre dans une définition alors que sa grammaire n’en est encore qu’à ses balbutiements? Autrement dit (bis), n’est-ce pas dans leur bouillonnement créatif que les webdocs se définissent le mieux, c’est à dire sans définition ?
Encore une fois, un grand bravo. AU plaisir d’en débattre avec vous!
David Dufresne, Prison Valley
Crou Olivier
1 année il y a
@ David Dufresne
Merci pour vos compliments qui font chaud au cœur !
Vous avez raison, le webdoc est en devenir et il est protéiforme.
Loin de moi l’envie d’enfermer, avec cet article, le webdocumentaire dans MA définition coulée dans le bronze. J’essaie simplement de donner des pistes de réflexions pour comprendre ce qui est en jeu avec cette (nouvelle) forme de création.
Dans un premier temps, je le compare à ce qui existe (documentaire tv ou cinéma, sites Web) pour essayer de cerner, ensuite, ce qui en fait sa spécificité et qui en fait donc une forme (créative) à part entière.
Pendant mon travail de recherche et d’écriture sur ce sujet, on m’a longtemps asséné que le webdocumentaire n’existait pas, que c’était un coup marketing… Les nombreuses productions pleines d’inventivité et d’innovations qui émergent ici ou là, nous prouvent au contraire qu’il est nécessaire, utile pour comprendre notre monde et celui d’Internet !
PS : j’attends votre beau projet, Prison Valley, avec impatience !
Frédéric Dubois
1 année il y a
La terme même de webdocumentaire est quelque peu dépassé, déjà, non?
Les documentaires qui se réalisent et se développement sur le web et le web uniquement, c’est un peu difficile de nos jours. Les supports mobiles et le déploiement en personne, dans des forums sur terrain, contribuent plus souvent qu’autrement à l’œuvre en construction. En ce sens, webdoc n’est certainement pas LE terme. Mais je rejoins David, là n’est pas tellement l’essence, du moins en ce moment. Il est temps de tester des trucs, d’essayer, de prendre des risques et de se tromper. Une fois exploré et un peu établi, le genre sera certainement circonscrit dans un terme englobant.
Pour l’instant, « webdoc » sert bien dans Twitter, pour s’y retrouver (#webdoc). Mais il est clair qu’entre un reportage, un documentaire et une publicité à la sauce webdoc, il y a souvent des mondes. Et les placer tous sous le même chapeau ne sert pas à s’y retrouver.
Merci Olivier pour cet article qui nous aide à nous rapprocher, justement, d’une compréhension commune du documentaire interactif.
Frédéric
Coordonnateur web
Projet PIB, ONF
http://pib.onf.ca
Thomas
1 année il y a
merci pour cet excellent article.
le choix de l’orientation du récit épuise-t-elle la notion d’interactivité ?
le fait de pouvoir commenter, dialoguer avec l(es) auteur(s), les relations sociales et les échanges d’attention en ligne autour de ces productions, et pourquoi pas une nouvelle organisation de la production, plus collaborative, sur des plateformes permettant le partage et le travail en réseau. Tout cela fait aussi partie de l’interactivité, et donne son caractère inédit au webdocumentaire.
Et pour garder un oeil sur le sujet http://www.netvibes.com/thomscotch
Crou Olivier
1 année il y a
@ Frédéric Dubois
Il nous fallait un terme pour désigner les créations multimédias, plus ou moins interactives, plus ou moins délinéarisées, offertes sur le Web. Le néologisme webdocumentaire était bien pratique car déjà utilisé (en France) par bon nombre d’amateurs, de réalisateurs, de développeurs Flash, de producteurs…
Effectivement, il est ancien, puisqu’en mars 2002, le Centre Pompidou proposait déjà : « Les cinémas de demain : le web documentaire ».
Ce festival annonçait alors :
« Le webdocumentaire est un genre encore peu exploité, parce qu’encore mal défini puisqu’il se trouve aux frontières de la Web TV, du magazine en ligne ou du journal de bord. C’est un documentaire travaillé avec les outils multimédias, textes, images, vidéos, une manière de mettre les nouvelles technologies au service de la connaissance et d’un point de vue. »
http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/2f6d2a49fa88f902c1256da5005ef33f/35cee60b37d089eac1256b4b004bf6ae!OpenDocument
Le terme webdocumentaire recouvre, pour moi, toutes les créations à caractère documentaire, quelles que soient leurs formes et quels que soient les moyens de les regarder ou de naviguer à travers elles.
Que l’on soit assis devant son écran d’ordinateur connecté avec un navigateur Web; que l’on soit en mobilité(documentaire) avec un terminal mobile (j’aurai l’occasion d’y revenir dans un prochain article) ; ou bien encore, que l’on soit devant la future télévision hybrides (réception TV avec connexion Internet), il s’agit toujours de « Mettre les nouvelles technologies au service de la connaissance et d’un point de vue ».
Je recommande vivement à tous les amateurs de webdocumentaires de passer du temps avec les personnages de PIB, l’indice humain de la crise économique canadienne: http://pib.onf.ca/index.
Le site se présente sous forme d’une plateforme regroupant, à ce jour, 15 récits vidéo de plusieurs épisodes chacun, des « essais photo ». On peut y entrer par personnages, par thématique, ou à l’aide d’une carte et d’un déroulé chronologique. Un grand bravo à vous-même, et à toutes les équipes de l’Office National du Film du Canada pour ce remarquable travail !
L’-impossible- définition du web-documentaire ? « le making of
1 année il y a
[...] Crou, auteur d’une thèse professionnelle sur le web-documentaire et blogueur, complète dans cet article la définition d’éléments constitutifs : une interactivité la plus grande possible, une [...]